Un programme s’adaptant au niveau de chacun

Ce que nous dit la science

Nous l’avons tous déjà expérimenté : nous progressons davantage en travaillant sur des notions à notre niveau.

Travailler sur des notions trop faciles est tout simplement inefficace. Cela rejoint le phénomène « d’overlearning » discuté dans l’importance de l’apprentissage espacé.

Travailler sur des notions trop difficiles n’est pas non plus ce qu’il y a de plus efficace. Outre le risque de découragement non négligeable, le fait de ne pas avoir les bases de la notion empêche souvent de la consolider.

Anders Ericsson, éminent spécialiste de « la science de l’expertise » recommande une seule et unique approche : la pratique délibérée.

Le principe est simple : maintenir en permanence un niveau de difficulté qui est légèrement supérieur à ce que l’on sait déjà faire.

Ainsi, si l’on veut réellement progresser, dès que la notion devient facile, il est alors temps d’augmenter la difficulté.

Et concrètement dans Navadra ?

Avant chaque nouvelle notion, le niveau initial du joueur est évalué

Sur Navadra, chaque nouvelle notion commence par un calibrage du niveau du joueur.

Si le joueur enchaîne les bonnes réponses, le niveau des questions augmentera rapidement. A l’inverse, si le joueur fait une erreur sur deux, le jeu continuera à lui proposer des exercices de cette difficulté jusqu’à ce que son taux de réussite augmente.

A l’issu de cette séance de « diagnostic » le joueur est positionné sur une échelle de « Maîtrise » de la notion allant de 1 à 5.

Message lorsque le joueur atteint la « Maîtrise 2 »

Si le joueur obtient une Maîtrise de 4 ou 5, le jeu considérera que la notion est déjà bien maîtrisée par le joueur et ne lui reproposera pas de sitôt.

Message lorsque le joueur atteint la « Maîtrise 5 »

Dans les autres cas, le jeu considérera que la notion n’est pas encore maîtrisée et lui reproposera dans les jours suivants.

Une fois cette phase de « diagnostic » passé, la prochaine fois que le joueur rencontrera cette notion, le jeu lui proposera de focaliser l’entraînement sur les exercices sur lesquels il a bloqué la première fois. L’objectif étant de lui faire atteindre le palier de « Maîtrise » supérieure… et ainsi de suite.

Bref, tout est mis en œuvre pour placer le joueur dans le cadre de la « pratique délibérée » et ainsi le faire réellement progresser.

 

Sources sur la pratique délibérée :

Ericsson, K. A., Krampe, R. T., & Tesch-Römer, C. (1993). The role of deliberate practice in the acquisition of expert performance. Psychological review, 100(3), 363.

Ericsson, K. A. (2002). Attaining excellence through deliberate practice: Insights from the study of expert performance. Teaching and learning: The essential readings, 4-37.

Ericsson, K. A. (2004). Deliberate practice and the acquisition and maintenance of expert performance in medicine and related domains. Academic medicine, 79(10), S70-S81.

Ericsson, K. A. (2006). The influence of experience and deliberate practice on the development of superior expert performance. The Cambridge handbook of expertise and expert performance, 38, 685-705.

Ericsson, K. A. (2008). Deliberate practice and acquisition of expert performance: a general overview. Academic emergency medicine: official journal of the Society for Academic Emergency Medicine, 15(11), 988-994.